Cannabidiole, une législation qui a du mal à suivre.

Les contradictions aujourd’hui en matière de législation sur le CBD en France sont évidentes. Cela vient avant tout d’une modification rapide des connaissances sur le sujet et du marché, en opposition avec un temps long en matière de législation.

Le Cannabis a toujours été synonyme d’addiction, de danger, et donc bien normalement interdit dans la majorité des pays.

Mais les avis deviennent plus nuancés et une des illustrations frappantes en est la plus grande manifestation sur le cannabis, le Cannafest, se tenant chaque année à Prague. Plusieurs choses autrefois considérées comme erronées sont aujourd’hui communément acceptées.

Le problème est que les plantes de cannabis contiennent plus de 500 cannabinoïdes et ne peuvent pas être entièrement cultivées sans THC. Cette molécule est dite psychoactive et elle est clairement liée au phénomène d’addiction chez le consommateur. Ses aspects négatifs n’empêchent pas certaines propriétés positives utilisées dans les prescriptions médicales et strictement encadrées par la loi, et sous contrôles du corps médical.

Ce qui change, c’est finalement que nous sommes capables de produire des fleurs de Chanvre ou de Cannabis avec un taux extrêmement réduit de THC. Ce taux légal varie selon les Pays, en France il est fixé à 0,2%.

Cette neutralisation du taux de THC, permet alors de bénéficier des vertus de l’autre molécule le CBD aux propriétés voisines et complémentaires, mais non considérées comme addictives.

Même si le CBD, comme un tas d’autres molécules en leur temps véhicule des fausses idées lui attribuant des bienfaits non encore prouvés par la science, il est clair que les consommateurs apportent déjà une validation sur bien des aspects intéressants, ainsi qu’une partie du corps médical. Anti stress, relaxant, sédatif naturel, anti-douleur voilà déjà des propriétés ou le consensus est en bonne voie. Sans compter les médicaments luttant contre l’épilepsie, et autres champs d’investigations médicales en cours.

Légalisation du CBD en France  ?

Le ministère de la Santé se veut prudent, l’Agence nationale du médicament s’est prononcée contre. Le flou juridique qui persiste, les décisions de justice sont contradictoires. Il est certains que tout le monde s’accorde sur un seuil de moins de 0,2 % de THC autorisé dans les produits commercialisés. Lorsque la loi sera en phase avec la réalité du marché, ce n’est pas les aspects positifs réels ou supposés du CBD qui pose problème, mais bien la garantie d’avoir de produits contrôlés et garantis conformes par des laboratoires agréés par l’état.

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